Blog Posts

Une télévision en santé au Québec

Les téléphones intelligents, les tablettes, les enregistreurs numériques personnels (ENP), la vidéo sur demande, sont autant de nouvelles technologies qui affectent notre écoute télévision. Les téléspectateurs, plus que jamais, ont la possibilité de regarder leurs émissions préférées sur la plateforme de leur choix et au moment qui leur convient le mieux.

Plusieurs études le confirment, la consommation de vidéos sur les nouvelles plateformes est en forte croissance. Mais au Québec, qu’en est-il de l’écoute sur notre bonne vieille télévision?  

La télévision traditionnelle en mode linéaire se porte bien et est toujours le média le plus utilisé. Les Québécois passent, en moyenne, tout près de 32 heures par semaine devant leur téléviseur et le niveau d’écoute est en croissance de 1 % cet automne. On a constaté une perte d’auditoire dans la dernière année, mais le niveau d’écoute est quand même 4 % plus élevé qu’il y a 5 ans.

Et quel est l’impact des enregistreurs numériques?

Malgré que de plus en plus de gens possèdent un ENP à la maison, l’écoute télévision continue de se faire majoritairement en direct au Québec. En moyenne, seulement 5 % de l’écoute totale télé est en différé. Il est vrai que certaines émissions diffusées en période de pointe ont une forte proportion de leur écoute générée en différé, mais c’est rarement plus du tiers contrairement aux États-Unis où l’écoute en différé peut dépasser l’écoute en direct pour certains grands rendez-vous d’écoute.

Il faut cependant savoir que même si l’écoute en différé offre la possibilité aux téléspectateurs d’accélérer les pauses publicitaires, c’est seulement 66 % des téléspectateurs qui le font. De plus, selon une étude de BBM Analytics, 51 % des téléspectateurs disent arrêter d’accélérer lorsqu’une publicité les intéresse et 71 % disent remarquer les annonceurs, malgré tout, même en accéléré

Ceci étant dit, plusieurs articles parus dernièrement utilisent des données provenant d’études américaines pour présumer de l’état de santé de la télévision traditionnelle au Québec. Il faut effectivement tenir compte de ces nouvelles tendances chez nos voisins américains, mais le caractère distinct du Québec en termes de langue et de culture ne nous permet pas de tirer les mêmes conclusions. Les nouvelles technologies sont bien présentes au Québec, comme dans le reste du monde d’ailleurs, mais la situation, chiffres à l’appui, n’a pas changé autant qu’on puisse le penser.

Changera-t-elle plus tard? Il est difficile de prévoir quelle sera la place de la télévision traditionnelle dans quelques années, mais une chose est certaine, les diffuseurs s’adapteront et suivront les habitudes des consommateurs. Grâce à ces nouvelles technologies, les annonceurs pourront tirer profit d’une télévision toujours aussi performante et efficace pour atteindre leurs objectifs.

 

 

Source : BBM Infosys Qc fr. 2+, années broadcast et automne 2012 à ce jour (du 27 août au 25 nov. 2012) c. même période année précédente; BBM Analytics OmniVU, Sept. 2012.

Vous avez déjà un compte?

Accédez ici.

.modal